Ça y est c'est le grand départ. Apres six semaines ici, l'on se sent un peu comme à la maison. Le Népal est un pays qui attache, aparement nous n'y coupons pas. Le coeur n'est pas lourd car on sait que l'on reviendra. Derniers adieux à Tej qui nous a invité à manger chez lui hier et nous a offert quelques présents (sa générosité parait sans limite) , puis direction la Malaisie, initialement non prévue.
A l'aéroport, c'est la surprise et la gène, qui s'infusent en nous progresivement. Les quatres blancs sont traité comme des rois : on vient nous chercher en fond de queue pour nous faire passer devant les 200 autres passager plusieurs fois de suite. On ne comprend pas bien ce qui se passe, on sourit du mieux qu'on peut, noyés dans l'embarras. On finit par nous mettre en business class. « L'invité est un dieux ici», c'est bon, nous avons compris le message. Heureusement, on garde nos réflexes d'occidentaux et on trouve un moyen de ne pas culpabiliser d'être traiter comme à l'époque néocoloniale: si on est pas derrière, ils auront plus de place. Hum.
L'arrivée à Kuala Lumpur est rude. On s'attendait à un petit pays …...tranquille, un petit peu plus devellopé que le népal . Ce n'est pas le cas. A coté Roissy fait office de bougie chez la fée électricité. Mais le plus amusant reste de regarder ce cargo de népalais débarquer dans leur futur : mélange d'émerveillement, d'étonnement et de méfiance devant les portes automatiques, les escalators et le metro entre les deux terminaux (nous aussi on est tout étonné!). Retour violent à la civilisation: clim à 19°, mall, voitures, autoroutes, feux rouges. On tente de déambuler , mais rien n'est fait pour les piétons (que font les urbanistes?!). C'est la premiere fois que je me rend compte que la ville ne se construit pas à l'échelle d'un pieton. C'était telement évident pour moi , qu'il était impossibe de l'envissager autrement.
Nous assistons également à une débauche énergétique. On comprend que le pays tire sa richesse des hydrocarbures et que consommer de l'énergie, ici, c'est soutenir l'économie nationale. Les écolos n'ont qu'à bien se tenir.
Le plus bel exemple est ci-dessus. Nous quitterons la ville le lendemain matin, en quête de plus de verdure.
Amandine
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